A une époque ou chacun vit pour soi avec bien souvent une indifférence totale, voir du mépris envers l’autre, il existe toutefois des initiatives pour tenter de renouer des liens entre voisins. C’est le cas des journées pique nique de quartier, ou autres initiatives de ce genre. Cependant il en existe une réelle qui n’est jamais citée.

Il s’agit du lien social qui se crée régulièrement au sein des hôpitaux. En effet se retrouver seul, coupé de son entourage habituel, de sa famille ou de ces relations, n’est pas toujours facile à gérer. Il faut tout particulièrement rendre hommage à l’ensemble du corps médical, en passant par les médecins, infirmières, aides soignantes ainsi que tous les agents hospitaliers qui, tous font preuve d’une attention particulière à chacun. Un simple geste, un simple mot de sympathie prend une ampleur inconnue dans la vie de tous les jours. Une infirmière ou aide soignante qui vous dit quelques mots, l’agent hospitalier qui vous sert votre avec un petit mot, tout cela va droit au cœur et vous réconforte quelque peu, vous n’êtes plus un simple numéro, vous êtes quelqu’un, et il faut vraiment saluer ces personnes qui font encore preuve d’humanité, humanité qui à quasiment disparu dans la ville quotidienne, vous ne faites plus partie du « tiroir caisse » dans toutes ces grandes surfaces ou administrations.

Fréquentant régulièrement les hôpitaux pour diverses raisons et y séjournant trop souvent à mon goût,  j’ai constaté qu’un véritable lien social se crée au sein des  établissements, c’est, et je vais faire hurler,  le lien entre les fumeurs, réel lien social.
Après le repas se rendre dans un endroit  dédié, aéré et couvert pour être à l’abri des intempéries, la seule phrase: « c’est bon après manger », fait que la conversation s’engage immédiatement. Comme si le fait d’être considérés comme des parias au sein de notre société appelle à une sorte d’osmose de personnes du même bord. Et très vite le tutoiement s’instaure tout naturellement en tant que membre comme faisant partie d’une communauté bannie et montrée du doigt. Je ne parle pas du tutoiement systématique de bons nombres de nos jeunes qui, de toute évidence n’ont pas été initié au vouvoiement pas leurs parents ni par les enseignants qui considèrent qu’aucune différence ne doit être faite en manière de respect. Je parle du tutoiement de connivence, de respect de l’un envers envers l’autre, pas comme le vouvoiement qui lui est sérieux et amène le respect solennel, et la considération envers son interlocuteur.

Le fait de se sentir membre d’une communauté ouvre et facilite la conversation, et à chacun d’expliquer pour quelle raison il est là, pour parler de sa famille, ses enfants son travail, se confier, etc.. et de s’exprimer librement sans risque de railleries d’autres. Nous sommes tous dans le même panier, PDG, cadres, cadres supérieurs, employés, ouvriers, handicapés physique,etc… et bizarrement même les enseignants redescendent pieds sur terre. Chacun s’exprime, se confie, pas besoin de cellules psychologique pour se sentir exister comme tout un chacun. Puis au fil des rencontres il est question de la qualité des services, de la nourriture, de la météo, de politique, etc… et durant tout ce temps la maladie ou la souffrance n’existe plus. N’est ce  pas là un début de la fin du mal être et à la guérison que d’avoir le soutien de personnes totalement hors de notre entourage, je suis persuadé que si, car seul nous ne sommes rien.

Et quel plaisir de retrouver au fils des hospitalisations  un comparse rencontré quelques mois ou années auparavant, car c’est le sort de bien des invalides de passer « des vacances » à l’hôpital ».

Pour pousser le cynisme de ce lien social si décrié, pourquoi ne pas tout simplement interdire la vente de tabac en France. Pas sur que nos détracteurs se présentent volontairement  pour prélever sur leurs feuilles d’impositions les milliards de taxes engrangées par le gouvernement, bien évidement pour le bien être de notre société.

Et à tout bien réfléchir, pourquoi faire la chasse aux sorcières pour le coût des soins prodigués aux fumeurs, car à coup sur ces damnés fumeurs vont décédés prématurément de l’ordre de 2 0 10 ans, peut être même plus tôt encore . Imaginé le coût des retraites, pensions qui n’auraient pas à être versé durant toutes ces années de vies perdues. Et alors là, toutes ces personnes parfaites, exemplaires, pourront bénéficier de ce surplus d’argent pour recourir à l’amélioration des retraites, et même permettre de subvenir totalement à leurs dépendances physiques qui arrivera obligatoirement avec ou sans fumée.

Le, 26.10.2011. titi280955.unblog.fr